À 47 ans, prêt autrement
J'ai été en couple une grande partie de ma vie. Et puis, il y a trois ans et demi, j'ai ressenti le besoin de me retrouver seul. De réapprendre à m'aimer, à m'accepter, à comprendre qui j'étais vraiment sans personne autour. Parce que je suis convaincu d'une chose : avant de pouvoir vivre avec quelqu'un, il faut déjà savoir vivre avec soi-même.
Alors oui, mon célibat a d'abord été un choix. J'ai pris du temps pour moi, pour m'amuser, pour faire ce que j'avais envie de faire, en pensant uniquement à moi, sans avoir à me préoccuper de “l'autre”. Et ça m'a fait du bien.
Aujourd'hui, à 47 ans, je me sens prêt à revivre une belle histoire. Une vraie. Mais pas à n'importe quel prix. Je ne suis plus prêt à m'oublier pour quelqu'un. Et je ne suis pas en recherche à tout prix non plus. Si ça arrive, tant mieux. Si ça n'arrive pas tout de suite, ce n'est pas grave.
Mais je remarque aussi que c'est plus compliqué que je ne le pensais. Je tombe sur des mecs indécis, déjà en couple, qui mentent, qui ne veulent que des plans réguliers… ou alors je n'ai simplement pas le coup de coeur. Et forcément, à 47 ans, je me demande si ça joue, si ça pèse dans la balance, si ça change quelque chose dans la manière dont les gens m'abordent. Peut-être oui, peut-être non. Je n'ai pas la réponse.
Je sais juste que parfois je me demande si c'est moi qui ai perdu l'habitude. Si c'est ça qui bloque. Franchement, je ne sais pas.
Ce que je sais, en revanche, c'est que je suis prêt. Le reste, on verra.