Une aventure au sauna
Thomas, un homme de vingt-huit ans, brun aux traits fins et au corps élancé, avait toujours été curieux. Une curiosité discrète, enfouie sous une vie sage, qui l'avait poussé ce soir-là à franchir les portes d'un sauna gay en périphérie de la ville. Il avait entendu des histoires, des murmures sur ces lieux où les inhibitions s'effaçaient, et ce soir, après une bière pour se donner du courage, il avait décidé de voir par lui-même.
L'atmosphère était lourde, saturée de vapeur et de testostérone. Les lumières tamisées dessinaient des ombres sur les corps nus ou à peine couverts de serviettes. Thomas, intimidé, avançait prudemment dans les couloirs humides, son coeur battant à tout rompre. Il s'arrêta près d'une cabine ouverte où un homme d'une quarantaine d'années, baraqué, tatoué sur le torse, le fixait avec un sourire en coin. « Première fois ? » demanda-t-il, sa voix grave perçant le brouhaha.
Thomas hocha la tête, incapable de répondre. L'homme, sans un mot de plus, écarta sa serviette, révélant un sexe déjà à moitié dur, épais et veiné. « Viens là », ordonna-t-il doucement, mais avec une autorité qui fit frissonner Thomas. Hésitant, il s'approcha, s'agenouilla presque par instinct, et posa une main tremblante sur la cuisse musclée de l'inconnu. L'odeur musquée l'enveloppa, et avant qu'il ne puisse réfléchir, ses lèvres effleurèrent le gland. L'homme grogna d'approbation, glissant une main dans ses cheveux pour le guider.
Thomas, maladroit au début, trouva vite un rythme, sa bouche s'ouvrant plus grand pour accueillir la longueur. Le goût salé, la chaleur, la sensation de soumission qui montait en lui – tout ça le submergea. Il suça avec une ferveur croissante, ses propres inhibitions fondant à mesure que l'homme gémissait, ses doigts se crispant dans ses cheveux. Quand il jouit, un flot chaud envahit la gorge de Thomas, qui avala par réflexe, le souffle court, les joues en feu.
Mais ce n'était que le début. L'homme, satisfait, se leva et murmura quelque chose à un groupe d'autres types qui traînaient non loin, leurs regards déjà posés sur Thomas. « Il est prêt », dit-il en riant avant de s'éloigner. Thomas, encore à genoux, sentit une vague d'excitation mêlée de peur l'envahir. Trois hommes s'approchèrent : un chauve au ventre rond, un blond aux muscles saillants, et un troisième, plus mince, avec un air vicieux dans les yeux.
Le chauve fut le premier. Il le releva brutalement, le plaqua contre le mur carrelé et enfonça son sexe court mais large dans sa bouche sans préambule. « T'aimes ça, hein, petite salope ? » grogna-t-il, ses mains épaisses maintenant la tête de Thomas en place. Le blond, derrière, arracha la serviette de Thomas, exposant son cul vierge. Il cracha dans sa paume, étala la salive entre ses fesses et le pénétra d'un coup sec, arrachant un cri étouffé à Thomas, vite couvert par le sexe du chauve qui s'agitait dans sa gorge.
Le troisième, le vicieux, se contenta d'observer un instant, se masturbant lentement, avant de rejoindre la mêlée. « À mon tour », lança-t-il, poussant le chauve pour prendre sa place. Son sexe, plus long, força Thomas à s'adapter, ses lèvres s'étirant douloureusement alors que le blond continuait de le labourer par derrière, ses coups de reins profonds et brutaux. Thomas, submergé, sentit son esprit lâcher prise. Il n'était plus qu'un corps, un objet de plaisir, et cette idée l'enivra.
D'autres hommes arrivèrent, attirés par les bruits et la scène. Une file se forma, informelle mais implacable. Un à un, ils prirent Thomas, certains dans sa bouche, d'autres dans son cul, parfois les deux à la fois. Un type massif avec une barbe grise le fit mettre à quatre pattes sur un banc, le baisant avec une force qui faisait trembler ses jambes, pendant qu'un autre, plus jeune, lui remplissait la bouche, ses mains agrippant ses oreilles comme des poignées. Un troisième, plus âgé, cracha sur son visage avant de jouir dessus, laissant le liquide couler sur ses joues.
Thomas perdit le compte. Les grognements, les claques sur sa peau, les insultes crues – « salope », « chienne », « prends tout » – devinrent une symphonie qui l'enveloppa. Son propre sexe, dur malgré lui, trahissait son abandon total. Il était devenu ce qu'il n'aurait jamais imaginé : une salope soumise, offerte à la chaîne, baisée sans relâche par des inconnus qui se succédaient dans la vapeur du sauna.
Quand le dernier homme, un costaud au souffle rauque, se retira après avoir joui sur son dos, Thomas s'effondra sur le sol humide, pantelant, le corps endolori mais étrangement satisfait. Les autres s'éloignèrent, certains lançant un dernier regard amusé, d'autres déjà en quête d'une nouvelle proie. Seul, couvert de sueur et de leurs marques, Thomas sourit faiblement. Il savait qu'il reviendrait.