Un minet dans un sauna gay
Ceci est une histoire vraie, racontée pour ceux qui souhaitent savoir concrètement comment les choses peuvent se passer dans un sauna, notamment lorsqu'on est un jeune homme à l'allure plutôt mignonne et que cette apparence attire rapidement l'attention.
Depuis toujours, certaines peurs prennent plus de place que d'autres. Pour moi, il y en a une qui dépasse toutes les autres : la peur du VIH. Et derrière cette peur vient immédiatement celle de l'hôpital, des examens, de l'attente et surtout de la possibilité d'entendre une nouvelle qui bouleverserait ma vie.
Tout a commencé lorsque je suis descendu dans les sous-sols de ce sauna gay. Avec mon physique de minet, je n'ai pas tardé à être repéré. Très vite, une masse d'hommes s'est pressée autour de moi. Les corps se frottaient, l'espace se réduisait. L'un d'eux s'est placé dos à moi, tentant de guider mon sexe contre son anus. Je l'ai repoussé en lui murmurant que j'étais passif, puis j'ai reculé, mais l'étau se resserrait. J'étais littéralement pris au piège, encerclé par quatre hommes qui me tripotaient de toutes parts. Des doigts cherchaient mes fesses, des sexes se frottaient hardiment contre ma peau. Dans cette confusion, j'ai fini par en choisir un pour m'isoler en cabine.
Là, j'ai voulu commencer une fellation. Mais à peine ma langue effleurait-elle sa peau que j'ai senti un léger goût de sperme. La peur m'a saisi instantanément. J'ai tout arrêté net, lui expliquant que je paniquais trop pour continuer.
Un peu plus tard, je suis redescendu dans la pénombre du sous-sol. L'atmosphère y était presque suffocante tant la foule était dense. J'ai choisi un nouveau partenaire et nous avons rejoint une cabine. Cependant, alors que nous commencions un rapprochement jetais a quatre patte en train de me faire doigter l'anus, j'ai senti qu'il avait rentré sa bite et sans protection. Pris de panique, je me suis dégagé d'un coup sec, lui rappelant fermement l'importance du préservatif. Sans un mot, l'homme a quitté les lieux.
C'est à ce moment-là que j'ai basculer
dans un état de choc profond, une sorte de dissociation totale. J'ignore combien de temps ce trou noir a duré — peut-être seulement quelques minutes. Physiquement, j'étais présent dans cette cabine, mais mentalement, j'avais complètement disparu. Je suis resté là, immobile, les yeux grands ouverts, bouche entrouverte, incapable du moindre mouvement.
Un autre homme a profité de mon état pour entrer. Il a commencé à m'imposer sa queue dans ma bouche entrouverte pas suffisamment pour la faire passer heureusement car je ne réagissais pas, prisonnier de ma torpeur. Mon esprit refusait de commander à mes muscles de se défendre. C'était une sensation de détresse absolue. Ce n'est que lorsqu'il a forcé un baiser avec sa langue que le choc m'a fait sortir de ma paralysie.
La réalité m'a percuté de plein fouet. Je me suis reculé brusquement. Perdu, désorienté, je lui ai demandé d'une voix tremblante : « Où suis-je ? Qu'est-ce qui m'est arrivé ? » Pour toute réponse, l'homme s'est enfui précipitamment, me laissant seul avec mon effroi.
Cela fait maintenant deux mois que c'est arrivé. Je n'ai fait aucun test. J'ai une peur panique de l'hôpital, de son matériel médical et de tout ce que cet univers représente pour moi.
Pourtant, dans la vie de tous les jours, tout va bien. Je continue à vivre normalement, je fais du sport et j'ai même battu mon record personnel sur dix kilomètres.
Mais malgré ça, ma peur reste là. J'ai fait le choix de ne pas savoir, pour l'instant.
Je sais que certains ne comprendront peut-être pas cette décision, mais je ne cherche pas qu'on me fasse la morale. Je veux simplement raconter ce que je ressens et expliquer à quel point ma phobie de l'hôpital peut être forte. J'aimerais aussi faire prendre conscience aux hommes plus âgés qui fréquentent ces lieux qu'ils ont eux aussi été jeunes un jour. Derrière une apparence, un physique ou une certaine façon d'être, il y a toujours une personne avec ses limites, ses peurs et ses fragilités. Alors, avant de juger ou de profiter de la vulnérabilité d'un jeune homme, souvenez-vous de celui que vous étiez à son âge et accordez-lui le même respect que vous auriez aimé recevoir.