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Thomas 13

La nuit s'était installée pour de bon sur Paris, les lumières des quais scintillaient à travers les grandes baies vitrées de l'appartement d'Alain.Bruno, Alex et Lucas étaient partis plus tôt – une dernière réunion improvisée dans un bar du Marais avec un client japonais qui ne comprenait pas le concept de « fuseau horaire ». Il ne restait plus que trois silhouettes dans le salon : Alain, Thomas et Mateo.Alain, torse nu, un verre de vin rouge à la main, observait les deux autres avec ce sourire tranquille et légèrement carnassier qui ne le quittait jamais complètement. Il avait enfilé un pantalon de survêtement gris foncé, très bas sur les hanches, qui laissait deviner la ligne précise de ses obliques et la naissance de son pubis.Il posa son verre sur la table basse, lentement, presque théâtralement.« Mateo est libre ce soir, c'est bien ça ? »Thomas, assis dans le canapé, une jambe repliée, hocha la tête sans un mot. Il portait encore son pantalon de costume noir, chemise déboutonnée jusqu'au nombril. Mateo, lui, était resté en boxer noir et t-shirt ample – le même qu'il avait enlevé pour le défilé, retrouvé ensuite par terre dans la salle d'essayage.Alain s'approcha, pieds nus sur le parquet. Il s'arrêta juste devant Mateo, assez près pour que le jeune homme sente la chaleur qui émanait de son corps.« J'ai une proposition, » dit Alain d'une voix basse, presque murmurée. « Ce soir, pas de caméra, pas de maillot, pas de sélection. Juste nous trois. »Il posa une main large et chaude sur la nuque de Mateo, le pouce caressant doucement la base de son crâne.« Je veux être au-dessus de toi, Mateo. Et Thomas… » Il tourna légèrement la tête vers l'autre homme, un sourire en coin. « … Thomas sera au-dessus de moi. »Un silence épais s'installa, chargé d'électricité.Mateo déglutit. Ses joues prirent une teinte plus sombre, mais ses yeux brillaient d'une curiosité presque vorace maintenant.« Tu veux dire… tous les trois… en même temps ? »Alain rit doucement, un son grave qui vibra dans la pièce.« Exactement. Une petite chaîne. Toi dessous, moi au milieu, Thomas en haut de la pile. On va voir si tu tiens le coup, petit. »Thomas se leva du canapé sans un bruit. Il s'approcha par derrière Mateo, glissa ses mains sous le t-shirt du garçon et le fit remonter lentement, jusqu'à le retirer complètement.« T'as plus le droit d'être timide, » murmura Thomas contre son oreille. « T'as signé pour tout ça aujourd'hui sur ce podium. »Mateo frissonna, mais il ne recula pas. Au contraire, il se cambra légèrement quand les doigts de Thomas descendirent le long de ses reins, puis s'arrêtèrent sur l'élastique du boxer.Alain, pendant ce temps, avait déjà ôté son pantalon. Nu, il était impressionnant : grand, charpenté sans excès, une musculature dense et sèche, et surtout cette queue épaisse, déjà à demi-dressée, qui semblait presque disproportionnée par rapport au reste de son corps.Il s'assit sur le bord du grand canapé en cuir, jambes écartées, et fit signe à Mateo d'approcher.« Viens là. À califourchon sur moi, face à moi. »Mateo obéit, les jambes tremblantes. Quand il s'installa sur les cuisses puissantes d'Alain, leurs sexes se frôlèrent à travers le fin tissu du boxer. Alain attrapa la nuque de Mateo à nouveau, l'attira dans un baiser profond, lent, dominateur. Sa langue envahit la bouche du garçon sans demander la permission.Pendant ce temps, Thomas s'était déshabillé entièrement. Il se tenait derrière eux, une main caressant distraitement sa propre érection pendant qu'il observait la scène. Il s'agenouilla sur le canapé, juste derrière Alain.Il se pencha, embrassa la nuque large d'Alain, descendit le long de sa colonne vertébrale en mordillant légèrement, puis posa les mains sur les hanches de l'homme plus âgé pour le maintenir en place.« Tu vas nous prendre tous les deux, Alain, » murmura Thomas. « Et tu vas le faire bien profond. »Alain grogna de plaisir contre la bouche de Mateo.Il fit glisser le boxer du garçon d'un geste sec, le tissu atterrit quelque part sur le tapis. Puis il attrapa un petit flacon de lubrifiant posé sur la table basse – toujours prêt, cet appartement – et en versa généreusement sur ses doigts.Il prépara Mateo d'abord, lentement, deux doigts, puis trois, pendant que le jeune homme haletait contre son cou, les ongles plantés dans ses épaules.Quand il estima que c'était suffisant, Alain se redressa légèrement, guida son gland épais contre l'entrée de Mateo et commença à pousser, centimètre par centimètre.Mateo gémit fort, le front collé à celui d'Alain, le corps tendu comme un arc.« Respire… voilà… c'est bien… » souffla Alain.Quand il fut entièrement enfoncé, il resta immobile un instant, laissant Mateo s'habituer à la sensation d'être rempli si complètement.Puis il sentit Thomas derrière lui.Thomas avait déjà enduit sa queue de lubrifiant. Il se positionna, une main sur la hanche d'Alain, l'autre guidant son membre. Il entra lentement, très lentement, savourant chaque millimètre.Alain grogna plus fort cette fois, le visage crispé de plaisir et de tension. Être pris par Thomas tout en étant enfoui dans Mateo… c'était presque trop.« Putain… » lâcha-t-il entre ses dents.Thomas commença à bouger le premier, des va-et-vient lents et profonds qui poussaient Alain plus loin encore dans Mateo à chaque coup de reins.Mateo, coincé entre les deux corps, ne pouvait presque plus respirer. Chaque mouvement de Thomas se répercutait en lui à travers Alain, comme une onde de choc délicieuse et brutale.Il se mit à gémir sans retenue, les yeux mi-clos, la bouche ouverte.Thomas accéléra progressivement, les mains fermement ancrées sur les hanches d'Alain. Le cuir du canapé grinçait sous eux. La sueur perlait déjà sur leurs peaux.Alain, au milieu, était au bord de l'implosion. Il attrapa la queue de Mateo entre eux deux, la branla en rythme avec les coups de reins de Thomas.« Tu vas jouir pour nous, Mateo, » ordonna-t-il d'une voix rauque. « Maintenant. »Mateo n'eut pas besoin qu'on le lui dise deux fois.Il se cambra violemment, cria, et se répandit entre leurs ventres, des jets chauds et abondants qui tachèrent la peau d'Alain.La contraction brutale autour de la queue d'Alain le fit basculer à son tour. Il jouit profondément en Mateo avec un grognement animal, les muscles tendus à se rompre.Thomas tint encore quelques secondes, savourant les spasmes des deux corps sous lui, puis il se laissa aller à son tour, enfoui jusqu'à la garde dans Alain, le remplissant à son tour.Ils restèrent ainsi un long moment, haletants, collés les uns aux autres, sueur et sperme mêlés, respirations désordonnées.Puis Thomas fut le premier à bouger. Il se retira doucement, embrassa l'épaule d'Alain, puis celle de Mateo.Alain, toujours en Mateo, le serra contre lui dans une étreinte étrangement tendre.« T'as tenu, petit, » murmura-t-il contre ses cheveux trempés. « T'as même fait mieux que tenir. »Mateo, épuisé, un sourire hagard aux lèvres, murmura juste :« Je crois… que j'aime bien être au milieu aussi… »Thomas rit doucement dans leur dos.« Ça tombe bien. On a encore tout l'hiver pour tester toutes les positions possibles. »Dehors, la nuit parisienne continuait son cours, indifférente.À l'intérieur, la formation – ou plutôt, la vraie vie – ne faisait que commencer.Le téléphone vibrait encore sur la table basse quand Bruno raccrocha.
Alain et Mateo étaient toujours vautrés dans le canapé, essoufflés, collants, un peu sonnés par ce qu'ils venaient de vivre. Thomas, lui, avait déjà enfilé un jogging noir et un t-shirt quand l'appareil sonna à nouveau.Il décrocha, un sourcil levé.« Ouais, Bruno ? »La voix de Bruno, un peu essoufflée elle aussi – probablement à cause du vent glacé du Marais – claqua dans le haut-parleur :« Le Chinois est chaud. Il veut découvrir un homme. Et il te veut, toi, Thomas. »Thomas passa une main dans ses cheveux encore humides de sueur.« Putain, Bruno… là, tout de suite ? J'étais… occupé. »Un petit rire rauque à l'autre bout.« Ouais, je sais. Mais il est descendu au Shangri-La, suite 1408. Il parle super bien français, il est clean, il paye cash et il a déjà viré 8 000 € d'acompte juste pour une “première expérience”. Il est pas du genre à négocier le temps. Il veut commencer dans une heure. »Thomas jeta un regard vers Alain et Mateo. Alain haussa les épaules avec un sourire en coin, genre « tu fais ce que tu veux, champion ». Mateo, lui, avait les yeux brillants d'une curiosité nouvelle, presque jalouse.« OK… » soupira Thomas. « J'y vais. Mais je te préviens, si c'est un psychopathe, c'est toi qui ramasses les morceaux. »Bruno ricana.« Il est pas psychopathe. Il est juste… très direct. Et très riche. Bonne chance, beau gosse. »Il raccrocha.Thomas posa le téléphone, attrapa son manteau en cuir noir et se tourna vers les deux autres.« Vous venez avec moi ou vous restez là à cuver ? »Alain secoua la tête.« On va dormir un peu. Toi, va faire ton show. Ramène-nous des anecdotes pour le petit-déj. »Mateo, timidement :« Tu veux que je vienne ? Juste… pour regarder ? »Thomas s'approcha, lui caressa la joue du bout des doigts.« Pas ce soir, petit. C'est une première pour lui. Faut pas le brusquer. Mais je te raconterai tout. Promis. »Il embrassa Mateo sur la bouche, puis Alain, plus longuement, presque possessif.Puis il partit.Une heure plus tard – Shangri-La Paris, suite 1408La porte s'ouvrit sur un homme d'une trentaine d'années, grand, mince, costume anthracite taillé sur mesure, cheveux noirs impeccablement coiffés en arrière. Il sentait le bois de santal et le whisky japonais très cher.Il sourit, un sourire poli mais déjà affamé.« Thomas ? »« Oui. Mao, c'est ça ? »« Mao Zhen. Entrez, je vous en prie. »L'appartement était immense. Vue sur la tour Eiffel scintillante, salon en marbre, lumières tamisées. Une bouteille de Yamazaki 18 ans ouverte sur la table basse, deux verres déjà servis.Mao referma la porte derrière Thomas, tourna le verrou.« Merci d'être venu si vite. Je… je ne suis jamais allé avec un homme. Jamais. Mais depuis des mois, je regarde… je fantasme. Et quand j'ai vu vos photos sur le site de l'agence, j'ai su. C'est vous que je veux. »Thomas s'assit sur l'accoudoir du canapé, jambes écartées, décontracté.« Je suis flatté. Et je suis là pour ça. Tu veux qu'on parle d'abord ? Ou tu préfères qu'on passe directement aux choses sérieuses ? »Mao déglutit. Ses joues avaient légèrement rougi.« Je… j'ai apporté ça. »Il sortit de la poche intérieure de sa veste une paire de menottes en acier mat, noires, avec un petit cadenas. Pas du matériel de sex-shop bas de gamme. Du sérieux.Thomas haussa un sourcil, amusé.« Tu veux jouer les dominants pour ta première fois ? »Mao secoua la tête, presque gêné.« Non. Je veux… être attaché. Je veux ne pas pouvoir me sauver. Je veux que ce soit vous qui décidiez. Tout. »Thomas se leva lentement, prit les menottes des mains de Mao. Il les fit claquer une fois, le son métallique résonna dans la pièce silencieuse.« OK. Déshabille-toi. Lentement. »Mao obéit. Costume plié avec soin sur le dossier d'une chaise, chemise déboutonnée doigt par doigt, pantalon, boxer noir. Il était mince, musclé sans excès, peau lisse, un sexe déjà dur, droit, élégant – environ 17 cm, veiné, la pointe luisante.Thomas le détailla sans un mot, tourna autour de lui comme un prédateur.Puis il attrapa les poignets de Mao, les ramena dans son dos et referma les menottes. Le cliquetis fut définitif.Mao frissonna violemment.Thomas le poussa doucement contre le mur vitré, face à la tour Eiffel qui scintillait au loin. Il se colla derrière lui, torse contre son dos, une main autour de sa gorge, l'autre descendant lentement sur son ventre, puis sur son sexe.« Tu bandes déjà fort, Mao. T'as peur ? »« … Oui. Et j'aime ça. »Thomas mordit doucement la peau de son épaule.« Bien. Parce que ce soir, tu vas découvrir exactement ce que tu as imaginé dans tes nuits solitaires. Et peut-être un peu plus. »Il fit glisser son pantalon à lui, libéra sa queue – épaisse, lourde, déjà dure. Il la frotta lentement entre les fesses de Mao, juste pour le sentir trembler.« T'as déjà touché un autre homme ? »« Non… jamais. »Thomas glissa une main entre les cuisses de Mao, caressa ses couilles, remonta jusqu'à l'entrée, effleura seulement.« T'es vierge là aussi ? »Mao hocha la tête, le souffle court.« Oui… »Thomas sourit dans son cou.« Alors on va y aller doucement… au début. »Il s'écarta, attrapa le flacon de lubrifiant posé sur la table (Mao avait tout prévu, visiblement), en versa sur ses doigts, puis sur son sexe.Il revint se coller contre Mao, une main sur sa hanche, l'autre guidant son gland contre l'entrée serrée.« Respire. Et dis-moi stop si c'est trop. »Il poussa lentement.Mao gémit, un mélange de douleur et de plaisir brut. Les menottes cliquetèrent quand il tenta instinctivement de se retenir au mur.Thomas s'enfonça centimètre par centimètre, patient, implacable.Quand il fut entièrement dedans, il resta immobile, laissant Mao s'habituer, le corps tendu comme une corde.Puis il commença à bouger. Lentement d'abord. Des va-et-vient profonds, contrôlés.Mao haletait, gémissait sans retenue, le front collé à la vitre froide.« C'est… c'est énorme… »Thomas accéléra un peu, une main autour de la queue de Mao, le branlant en rythme.« T'aimes ça, hein ? Être pris comme ça, attaché, sans pouvoir t'échapper… »« Oui… putain oui… »Thomas le retourna d'un geste, le souleva légèrement pour le plaquer dos au mur, jambes autour de sa taille. Il le reprit plus fort, plus profond, les menottes de Mao tintant derrière son dos.Ils s'embrassèrent, d'abord maladroitement, puis avec une faim sauvage.Mao jouit le premier, violemment, sans qu'on le touche vraiment, juste par la pression et la sensation d'être rempli. Son sperme gicla entre leurs ventres.Thomas le suivit de près, grognant contre sa bouche, se vidant profondément en lui.Ils restèrent là, haletants, collés l'un à l'autre, la tour Eiffel continuant son spectacle indifférent derrière la vitre.Thomas finit par se retirer doucement, défit les menottes.Mao s'effondra presque dans ses bras, tremblant, un sourire idiot sur le visage.« Je… je crois que je viens de comprendre pourquoi j'ai attendu si longtemps. »Thomas rit doucement, l'embrassa sur le front.« Bienvenue dans le club, Mao. »Il savait déjà que ce ne serait pas la dernière fois.

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Dernière réponse le 12 janvier
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121 km • Versatile
a publié ce sujet
karim9292
47 •
Disponible quand
Lucas
58 •
C est bien bandant cette histoire. Belles scènes de vie d hommes entre hommes., inventées, certes, mais tellement excitantes…
23 •
V l'ia 🤣
Pompeur06500
64 •
Et blablabla, honnêtement je n'ai pas eu le courage de lire ton roman, trop de blabla, je ne sais même pas de quoi tu parles 😅
h2607
59 •
Hummm de plus en plus pervers
PassSensuelCh
66 •
Illisible
LeSoumis42
35 •
J'adore tes histoires elle donne trop envie d'être a la place des personnages. (Pour ma part c'est la place du passif)
0pm9ol8in
49 •
Bonjour
adam12
56 •
Stp aére ton texte!
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