Mon meilleur plan
Je suis arrivé chez lui en fin de journée.
Il m'a ouvert avec un sourire tranquille, presque timide, et m'a accueilli comme si j'étais déjà attendu, déjà désiré. Il m'a fait visiter son appartement, pièce par pièce, avec cette manière un peu fière de montrer son univers.
Quand on est entrés dans sa chambre, tout s'est posé d'un coup.
On s'est allongés sur le lit, côte à côte, et il a commencé à parler. Lui surtout. Sa vie, ses galères, ses envies.
Moi, je l'écoutais. Je le regardais dans les yeux, puis mes yeux glissaient sur son corps sans que je m'en rende vraiment compte.
Il continuait à parler et, naturellement, ma main s'est posée sur sa jambe. Je la caressais doucement, juste pour le sentir, pour m'approcher sans me presser.
À un moment, il s'est arrêté de parler.
Je m'en suis rendu compte seulement quand j'ai senti son regard.
Je l'ai regardé en retour, un peu surpris, un peu amusé.
Et puis il s'est approché.
Il m'a embrassé.
Il s'est allongé sur moi.
J'ai soufflé : « enfin, tu te décides ».
À partir de là, le reste s'est déroulé comme si le temps s'était mis à ralentir.
Nos bouches se cherchaient, nos mains glissaient sur nos corps. J'ai passé mes jambes autour des siennes. Il m'embrassait dans le cou, derrière l'oreille. J'adorais cette manière qu'il avait de prendre son temps.
On a enlevé nos hauts, calmement, presque avec une forme de respect.
Sa peau contre la mienne, c'était déjà un plaisir entier.
Puis on a fini par enlever le reste.
On s'est retrouvés nus, l'un contre l'autre, nos corps qui se collaient, se frottaient, se découvraient. Nos sexes se touchaient et réagissaient naturellement. On se plaisait, clairement.
On s'est sucés chacun son tour, lentement, sans précipitation.
On se regardait dans les yeux quand l'autre descendait.
C'était chaud, oui, mais surtout intime.
Vrai.
À un moment, il s'est redressé.
Sa façon de se tenir, nu devant moi, assuré, dur… il était magnifique.
Il m'a demandé si je voulais qu'il me prenne.
J'ai dit oui sans hésiter.
Il a pris une capote, et je lui ai dit :
« laisse-moi te la mettre ».
Je lui ai déroulée doucement, en le branlant un peu. Il aimait ça, ça se voyait à sa respiration, à sa manière de se tendre sous ma main.
Puis il s'est placé entre mes jambes.
Il m'a regardé, m'a embrassé lentement, et a frotté son sexe contre mes fesses avant d'entrer, doucement, progressivement.
Je me suis concentré sur la sensation.
Sa chaleur.
Son rythme.
Mon corps qui l'accueillait sans douleur, sans peur, juste avec envie.
Il continue, il est endurant. La sensation de sa bite dans tout mon rectum qui frotte sur ma prostate, et moi qui me branle en même temps, c'est indéfinissable !
Il m'embrassait, me serrait contre lui, me pénétrait plus profondément, et je me branlais en même temps. Tout devenait plus intense, plus simple aussi.
Il a accéléré.
Je gémissais.
Lui aussi.
On savait exactement ce que l'autre ressentait.
La montée est venue d'un coup, mais j'ai essayé de tenir.
Je lui ai dit : « t'arrête pas… surtout pas ».
Puis tout a lâché.
Je jouissais en respirant fort, en laissant mon corps faire.
Mon ventre, ma peau, tout se couvrait de sperme pendant qu'il continuait de me prendre.
Quand je lui ai demandé d'arrêter, il s'est retiré, s'est branlé au-dessus de moi et a joui à son tour.
Après ça, je n'avais plus d'énergie.
Il s'est allongé à côté de moi, et il a compris sans que je parle que j'avais adoré.
Lui aussi.
On s'est rhabillés doucement.
On s'est serrés fort dans un câlin que je voulais prolonger.
Puis il a dû partir chercher à manger.
Je suis rentré chez moi.
Je ne l'ai jamais revu.
Mais ce moment-là… il restera gravé.