Mon beau géant
"La porte du bas est ouverte. 3e étage gauche."
C'est son dernier message sur l'app, il est 23 h quand je pousse la porte, ouverte en effet. C'est à deux rues de chez moi, je lui ai répondu "J'arrive" il y a trois minutes. Je monte l'escalier sans me presser, frappe doucement à sa porte. La transition a été si rapide avec un jeudi soir sans histoire devant la Cérémonie des Césars que tout me semble un peu irréel.
Il est immense : 1m95. 35 ans, châtain clair, yeux verts, petite moustache, les traits purs d'un gentilhomme de la Renaissance. Nous sommes déjà dans sa chambre plongée dans la pénombre, il me dit tout bas que son voisin est chiant avec le bruit et déjà il se penche pour m'embrasser. Ses cheveux sont très fins, sa peau très pâle, et en retirant son T-shirt il découvre un large torse imberbe. Mes mains caressent ses fesses sous son pyjama de coton blanc. Il est pieds nus.
Il avait dit dans ses messages vouloir seulement me sucer, ce qu'il fait, mais bientôt ses jambes sont autour de mon cou, sur son lit défait. Je n'ai jamais baisé un type aussi grand, je fais pourtant 1m85, mais dans cette position ça n'a plus rien d'intimidant. Je m'enfonce de plus en plus loin dans son cul très tendre, contemple son si beau et noble visage tandis qu'il gémit les yeux clos, l'air sérieux. Nous nous embrassons, j'accélère la cadence, et si le voisin doit se plaindre ce n'est pas ma faute : je le baise en silence tandis qu'il geint de plus en plus fort.
Après qu'il a joui, il sourit enfin, brièvement. Un merveilleux sourire. Il est minuit pile quand je me glisse hors de chez lui (et de sa copine opportunémment absente). En arrivant chez moi je reçois ce nouveau message : "Merci beaucoup, c'était incroyable ! Je compte sur ta discrétion si on se croise dans la rue ou autre :)". Je lui réponds de ne pas s'inquiéter, "nos rendez-vous - car j'espère vraiment qu'il y en aura d'autres - resteront secrets." Il like mon message aussitôt.
Tout s'était passé comme en un rêve, un rêve ombreux et doux, j'ai peut-être eu besoin de l'écrire pour m'assurer de sa réalité. Que l'aventure se trouve au coin de la rue n'est pas toujours un lieu commun et il est infiniment plaisant d'en faire l'expérience...