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Léonard, la passion dans une vie! Chapitre 18

Carl, mon amour…

Léonard fut troublé par les révélations d'Henri. Il ne comprenait pas ce qu'il pouvait pousser Louis à de telles extrémités. Ce jeune et bel homme si joyeux, si raffiné, avec lequel il eut une relation si forte tout au long des deux années de service militaire, celui avec qui il eut fait l'amour pour les premières fois, entre hommes, comment est-il devenu la putain d'un vicomte sournois?
Il décida à cet instant d'en parler à Carl et surtout de tout dire à Ernestine qui ne savait rien de son histoire passée avec lui.
Malgré cela, il fut heureux de retrouver Carl.
Il arriva devant la chaumière, le jour se levait.
Il entra sans faire de bruit, en tournant discrètement la poignée ovale en fer patinée avec le temps de la vieille porte en chêne grisée par les éléments.
Il la referma en douceur.
Ne fut-il pas surpris de trouver Carl nu allongé sur le lit en fer, sur le dos, son magnifique fessier imberbe offert.
Léonard, se déshabillant à nouveau, sans un bruit, ne désira qu'une seule chose, se blottir contre lui.
Malgré la douleur de ce qu'il eut appris, il avait besoin des bras de son aimé.
Il laissa ses vêtements près de l'une des chaises près de la vieille table rustique en bois de cerisier.
Il s'approcha de lui, il dormait à point fermé.
Il s'agenouilla à la hauteur de ses fesses…
Il les embrassa, doucement, sensuellement… Son coeur battait, il se sentit excité, il les embrassa à nouveau, encore et encore…
Carl se réveilla et sentit que Léonard embrassait son séant.
Il lui dit :
- Bonjour mon ami, vous êtes revenus?
- Bonjour mon aimé, oui je suis revenu, pour vous adorer!
Il s'allongea nu, à côté de Carl.
Ce dernier se blottit contre son torse.
Il eut retrouvé son homme croyant qu'il aurait succombé définitivement à sa séduisante cousine.
Carl lui dit :
- Léonard, j'ai eu peur que vous restiez définitivement avec Ernestine, c'est stupide, je le sais…C'est moi en plus qui vous ai poussé vers ma cousine. Je l'aime certes, elle est comme ma soeur, mais vous, mon amour, vous êtes l'homme de ma vie!
Léonard fut touché par cette déclaration, Carl fut pour lui également un amour profond et sincère.
Il lui répondit :
- Mon aimé, restons l'un contre l'autre, dans le silence je suis épuisé, j'ai plein de choses à vous raconter, mais plus tard…Je souhaite simplement rester dans vos bras, ainsi!
- Je ne demande pas mieux, mon chéri, dit-il…Vous savez combien je vous aime!
- Oui, Carl, je le sais!
Il l'embrassa dans le cou, le serrant contre lui.
Ils s'endormirent tous les deux ainsi.
Le soleil de l'été, au zénith, vint taper sur les carreaux de la fenêtre, renvoyant une lumière étincelante, d'un ciel sans nuage, la journée allait être chaude.
Ils se réveillèrent, Carl se blottit encore plus contre son mâle.
Il avait besoin d'être rassuré, aimé, sa fragilité exacerbée due à sa sensibilité artistique le rendait vulnérable.
Léonard avait compris qu'il était fragile, très enclin à ses émotions.
Il eut encore plus envie de le protéger, de le serrer contre lui, pour le plus grand bonheur de son peintre.
Tous les deux, bien que différents, se comprenaient fort bien!
Léonard trouva en lui l'amant amoureux, lui faisant découvrir un univers exceptionnel.
Carl fut amoureux de la simplicité de son jardinier rustique. Son corps fut pour lui une extase, un délice de perfection, qu'il peindrait à l'infini, il avait déjà commencé dans son atelier au grenier de la villa à Beaumont-sur-Oise.
Léonard l'embrassa sensuellement, dans le cou. Il sentit sa verge à nouveau gaillarde contre son antre.
Carl se laissa embrasser, désiré car son aimé.
Le beau jardinier ne fut pas pressé, son excitation vint du fait qu'il fut touché par sa sincérité, son honnêteté envers lui, et cela le faisait terriblement bander.
Carl se retourna, et vint se blottir contre lui.
- Serrez-moi, mon amour! Fortement contre vous! J'en ai besoin!
Léonard s'exécuta, l'enveloppement de ses bras musclés.
- Mon chéri, dit-il, parlez-moi, j'ai besoin de savoir…
- Mon aimé, oui votre cousine m'a emmené dans la chambre, nous avons fait l'amour.
- Vous avez aimé?
- Oui, j'ai découvert le plaisir sexuel avec elle, je ne connaissais pas cela avec mon épouse.
- L'aimez-vous?
- Oui, mais différemment de vous.
- Vous allez vous revoir?
- Je le pense…Mais Carl, vous m'êtes lié, je vous aime, comme j'aime Ernestine, et jamais je ne ferais quelque chose qui vous blesserait. Je vous réponds avec franchise.
- Merci Léonard… J'ai des angoisses, j'avais peur de vous perdre…
- Mon ami! Cela n'arrivera pas!
Il l'embrassa fougueusement, lui prouvant ainsi la sincérité de ses actes.
Carl se sentit rassuré… Sa fragilité émotionnelle le plongeait dans des états dépressifs.
Léonard avait compris qu'il fallait le ménager et le rassurer au moindre doute.
Carl sanglota, évacuant ainsi ses angoisses.
Il le serra contre lui, touché par son extrême sensibilité.
Il lui caressa la tête, l'embrassa sur le front, il fut patient. Il sut également être là pour lui.
Léonard sentit que leur relation était puissante, d'un amour pur, sincère, aimante!
Naturellement, Carl, séchant ses larmes, eut envie de faire l'amour à son homme.
Ils restèrent un long moment enlacés, Léonard caressant à nouveau sa tête pour le réconforter.
Il bandait, Carl aussi.
Il descendit le long de son torse en l'embrassant lentement et sensuellement.
L'esquisse d'un gamahuchage se fit sentir.
Léonard prenait un plaisir particulier à cette pratique, il aimait que son ami, si passionné, avale son sexe turgescent.
Carl englouti son beau gland, descendit lentement, ses lèvres pulpeuses, gourmandes, épousant le galbe de sa verge, descendant jusqu'à son embase lui procura des extases.
La lenteur excitante qu'il employa pour lui donner un plaisir intense, sa motivation, sa dévotion fut pour Léonard la preuve de son amour pour lui.
Il en fut touché, il caressa sa chevelure longue et bouclée.
Carl accéléra le mouvement afin de rendre fou le beau jardinier.
Carl ferait tout pour lui, il avait une peur incontrôlable de l'abandon.
Il savait que Léonard était un homme droit, d'un charisme et d'une beauté, séduisant les hommes comme les femmes.
Il se persuadait qu'il devait se surpasser afin de le garder, de peur que sa cousine ne finisse par le séduire totalement.
Ce qu'il ignorait, c'est que Léonard ressentait sa fragilité, qu'il la vivait en lui! Et qu'Ernestine l'avait totalement conquise.
Cependant il aimait profondément Carl, et il savait qu'il devait le protéger de ses propres démons.
À présent, il le masturbait engloutissant en même temps son gland.
Sa délicatesse dans sa gestuelle et sa douceur féminine excitaient énormément Léonard.
Il lui dit :
- Mon amour, vous faites cela comme personne! Venez m'embrasser, je vous en supplie!
Carl, obéissant à son mâle, vint l'embrasser fougueusement et outrageusement! Leurs langues se mêlant l'une contre l'autre!
Cette passion folle entre les deux amants les rendit fous de désir!
Ils s'embrassèrent ainsi passionnément pendant que Carl empoigna la verge gourmande de son aimé, lui administrant une cadence lente et effrénée afin de lui garantir un plaisir durable…
Carl devint le maître de son plaisir! Il remonta, mit sa tête dans le cou de Léonard, entendant ainsi l'excitation de son amour.
Il se montra d'une endurance satisfaisante.
Soudain, le désir atteignant son paroxysme, il prévient Carl dans un râle explosif de son arrivée :
- CARLLL, JE VAIS JOUIIIRRR!
Il expulsa de son gland sa semence nacrée.
Ces cuisses musclées se mirent à trembler, annonçant un orgasme fulgurant.
Son torse fut inondé.
Carl, étant dans un amour absolu pour son homme, lécha l'intégralité de son éjaculat, rendant à son torse sa propreté originelle.
Il avala avec délice le nectar fécond de son aimé.
Léonard, comblé, décida de lui donner également du plaisir.
Il l'allongea sur lui, l'embrassant dans le cou.
Sa main gauche se dirigea vers son antre.
Il le caressa, entrant doucement son index et son majeur en lui…Ce qui lui procura beaucoup de plaisir.
Sa main droite saisit son sexe, commençant à le masturber.
Il se sentit redevable, la souffrance de Carl l'ayant touché, il lui prouvait ainsi qu'il restera son homme quoi qu'il arrive!
Carl excité, gémissant, devenant un objet dans les bras de son mâle, lui demanda de ne surtout pas arrêter…
Léonard prit un grand plaisir à le doigter, il le fit hurler à présent.
Il jouit sans prévenir dans une extase sans pareil, son visage reçut sa propre semence tant son éjaculation fut puissante!
Léonard l'embrassa avec fougue et outrage, massant son sperme sur son torse. Il goûta pour la seconde à la liqueur d'homme de son aimé, sa semence ayant coulé vers leurs bouches, lui prouvant ainsi la véracité de ses sentiments pour lui.
Carl fut comblé.
Ils allèrent faire leurs toilettes au broc, Carl ayant eu le temps de remplir le seau en zinc qui se trouva près de la pompe, afin de ne pas y retourner en journée, pour ne pas croiser Frederich.
Ils se rhabillèrent ensuite afin de retrouver Ernestine. Carl regarda sa montre, il était 14h.
Ils sortirent de la chaumière, fermant la porte, ils marchèrent en empruntant un chemin différent, contournant ainsi l'écurie ce que les deux hommes voulurent.
Leurs ententes étaient parfaites, Carl était un homme paisible et agréable, cultivé en plus d'être beau, il s'intéressait à toute sorte de chose, il questionna Léonard sur son métier, sur son histoire avec Louis.
Léonard lui avoua les révélations d'Henri! Il en fut troublé.
Il savait que le palefrenier était un coquin gaillard, mais de là à accepter une telle conduite!
Il dit à Léonard :
- Nous allons en parler à Ernestine! Si jamais un scandale éclatait, elle pourrait avoir des problèmes! Mon ami, vous avez rusé avec Henri, cependant votre réponse tactique ne l'aura pas convaincu, je ne connais pas le Vicomte personnellement… Il a dû penser que c'était ma cousine qui vous a raconté sa venue! Il doit soupçonner que vous la voyez, et comme il est très bien avec le baron! Il faut absolument lui en parler! Vous ne pouviez pas savoir, ce n'est pas de votre faute, mon aimé.
Le petit sentier qu'ils empruntèrent se situait aux confins du parc du château sur la partie ouest du parc. Sur la droite, un haut mur en moellons imprenable annonçait les limites de propriété. Sur leur gauche, un interminable bosquet de diverses essences, ifs, tilleuls, chênes, les poussèrent à s'acoquiner une dernière fois avec tendresse.
Carl prit la main de Léonard, l'entraînant ainsi dans l'intimité de la végétation.
Il plaqua Léonard tel un tigre contre le tronc d'un très haut tilleul.
Il l'embrassa scandaleusement, pour le plus grand bonheur des deux. Leurs langues s'entremêlèrent impunément! Jamais le beau jardinier n'eut connu cela! Ce genre de baiser était condamné par les bonnes moeurs! Cependant, il avait franchi tous les interdits avec délice…
Il retourna Carl afin de le plaquer à son tour, ce dernier le prenant par les épaules, soulevant ses jambes pour les entrecroiser derrière les siennes…
Il fut terriblement touché par le geste de Léonard, il se mit à le serrer contre lui…
- Mon amour, vous êtes à présent le soleil de ma vie! Sans vous, je ne suis rien !
Il lui sourit et lui dit :
- Vous voilà rassuré, mon ami, je pense vous avoir convaincu de mes sentiments pour vous!
- Oui, je me sens tellement bien avec vous!
- Moi aussi, Carl!
- Nous allons tout faire pour être ensemble le plus possible!
- Oui, nous avons notre chaumière, maintenant! Notre foyer!
Ils se mirent à rire tous les deux! Leurs fous-rires, leurs jeunesses, leurs amours à jamais resteraient gravés dans leurs mémoires.
De leurs jeunesses volées dans quelques semaines, l'inévitable séparation infligée par la dure réalité de la guerre qui, en ce 15 juillet 1914, semblait loin et irréel, sonnant le glas de leurs destinées.
Ils ne le savaient pas encore, tous deux vivaient leurs dernières semaines de bonheur… À tout jamais Carl et Léonard seront jeunes et beaux, amoureux, ils ne pouvaient le deviner à ce moment-là.
Carl regarda sa montre, il était 15 heures!
Il dit à Léonard :
- Mon ami, allons-y, le temps passe, rejoignons Ernestine! Elle doit certainement nous attendre sous le grand cèdre pour une collation!
Ils marchèrent, mains dans la main, en toute liberté…
Ne s'en étaient-ils pas rendu compte, les yeux voyeurs et complices d'Arthur et d'Isidore les avaient observés pour le compte de Joseph, décidé à devenir le maître des lieux!

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Dernière réponse le 05 juin
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338 km • Passif
a publié ce sujet
Tarraoual
71 •
Ça c'est de la littérature ! Avec un peu de cul de temps en temps ! 👍
44 •
Merci, oui j'essaie de captiver le lecteur en créant une atmosphère, une histoire!😊
PAPYMUR
67 •
Belle écriture sans vulgarité j adore
44 •
Merci beaucoup!😊 La suite arrive prochainement!😉
Loulou89
38 •
Vraiment un kiff . Vite la suite
44 •
Merci beaucoup 😊 Je viens seulement de commencer le chapitre 19...😅
38 •
Pas de soucis. Courage et encore bravo
44 •
Merci😊
xralph93
46 •
Très beau récit, bien prenant.
44 •
Merci à toi pour ta fidélité!😊
Lucas
59 •
C est une aventure de te lire, tu le sais. On sait y être dans la chaumière, le parc tout est décrit de façon que l on est à côté des deux personnages on voit ce qu ils voient, on ressent leurs émotions… c est féerique
44 •
Merci à toi, je fais au mieux pour satisfaire mes fidèles lecteurs...😊
Etienme
61 •
Je n'avais pas vu venir la guerre et ses bouleversements. L'histoire romantique va donc se transformer en drame 🥲… profitez jeunes gens !
44 •
C'est prévu...😉
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