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ALEXANDRE III VINGT-CINQ ANS APRES II

Il se rhabilla rapidement et disparut aussitôt à travers le dédale de pins. Je restais là seul, nu, allongé sur ce lit d'aiguilles témoin de nos ébats et je songeais à ces moments perdus que nous aurions pu vivre.

Que serions-nous devenus si nous avions osé déclarer notre amour à cette époque ?
Probablement honnis par nos familles et nos amis, l'homosexualité en ce temps-là, surtout en milieu agreste, était violemment décriée. Quel gâchis pensais-je, cela aurait pu être dramatique si Alex avait mis à exécution sa décision ; et nos vies auraient totalement différentes si nous avions avoué notre amour. Au lieu de cela, nous étions rentrés « dans l'ordre » en nous mariant et en fondant une famille.

Je connaissais parfaitement la campagne de mon village et c'est sans problème que je rejoignais le tènement qu'il m'avait indiqué. L'obscurité de la nuit était déchirée par les rais lumineux des phares de tracteurs ou de machines à vendanger. Je me garais près du petit mas, utilisait autrefois pour laisser des outils ou éventuellement le cheval et qui n'avait plus vraiment de rôle aujourd'hui. Presqu'au milieu de la vigne j'apercevais la machine qui était stoppée, juste éclairée et vers laquelle je me dirigeais. Tous mes sens étaient en éveil et des milliers de papillons s'agitaient dans mon bas ventre anticipant le moment à venir. Je devinais dans la rangée la silhouette d'Alex qui s'agitait auprès de ses engins.

« Je t'attendais, je t'ai vu arriver de loin ».

« Je vois çà tu n'es pas le seul à m'attendre visiblement ».

Je revoyais l'Alex de ma jeunesse, il était vêtu d'un tee-shirt, d'un short trop petit pour la tension que son sexe exerçait déjà et qui faisait ressortir son superbe fessier que j'avais tant aimé.

La vue de sa verge en érection qui barrait son entrejambe me déclenchait également la même réaction, d'autant que je n'avais pas mis non plus de slip. Il s'approcha de moi et en me retournant me colla contre un cep avant de me m'ôter tous mes vêtements. J'étais à poil au milieu de la vigne la tête dans un rameau de vigne et Alex frottait sa queue contre mes fesses. Je sentais son phallus coulissait dans ma raie, étonné de son attitude, lui qui avait toujours été passif, semblait vouloir diriger les opérations. Je ne croyais pas si bien dire, il vint s'agenouiller entre mes jambes et après avoir écarté mes lobes, sa langue lapait ma raie sur toute la longueur.

Je me cambrais au maximum pour m'ouvrir et le laisser déguster ma rondelle déjà toute mouillée de désir. Il faisait chaud, juste une petite brise rafraichissait l'air et agitait les feuilles, dégageant l'odeur caractéristique des vendanges. Alex se releva brusquement, je vis sa main se saisir de quelques grains de raisins qu'il éclata entre mes fesses ; ses doigts enfoncèrent la pulpe qui fit office de lubrifiant, il allait me prendre.

« Tu vas voir ce que ça fait de me faire attendre vingt-cinq ans pour te revoir ».

Je ne disais rien, partagé entre la surprise de sa position d'actif et ravi de le sentir en moi. J'entendais glissait son short, puis avec son pied il m'écarta la jambe et présenta son gland à l'entrée de mon antre. Je sentais le jus de raisin dégouliner entre mes cuisses, j'étais terriblement excité de cette nouvelle version de nous, lorsqu'Alex me planta littéralement. Il éclata ma rondelle et s'enfonça dans mon conduit sans aucun ménagement m'arrachant un cri contenu de douleur, très vite remplacé par le plaisir d'être rempli. J'avais toujours imaginé mon ami plutôt dans ce rôle de male alpha que dans celui de soumis même si le posséder m'avait comblé de bonheur.

Son corps plus mature et plus puissant me maitrisait totalement tandis que son pieu labourait mon sillon avec frénésie. Je me tenais au fils de fer pour ne pas basculer sous les coups de boutoir de mon amant, qui semblait me faire payer mon absence. Nous étions là, tous les deux au milieu de la vigne comme seuls au monde en train de faire l'amour dans la fraîcheur de cette nuit qui amenait l'automne. L'air exhalait une odeur caractéristique des vendanges, le raisin battu, les feuilles froissées par la machine, tous cela me rappelait ma jeunesse.

Alex ne ralentissait pas la cadence, sa queue semblait avoir doublé de volume et m'empalait à chaque impact, faisant claquer ses couilles contre mon bassin. Mon sexe raidit par le plaisir se trouvait balancé au gré des coups dans le feuillage et le frottement qu'il en résultait m'excitait encore plus. Ce rythme effréné n'allait pas durer car je sentais le souffle chaud d'Alex sur ma nuque s'accélérer et il accompagnait ses derniers assauts de grognements contenus. Je reconnaissais là mon amant d'hier qui n'osait pas me regarder lui faire l'amour et presque gênait d'éprouver du plaisir.

Dans une tension extrême ces trois dernières offensives le firent rendre les armes, il se répandit en moi en une semence chaude et abondante que mon séant ne put contenir. Il s'effondra sur mon dos, sa queue encore enfouie dans mon antre et nous restions quelques instants suspendus aux fils de fer comme des bois morts.

« Waouh je ne t'attendais pas dans ce rôle, quelle bonne surprise et surtout quelle belle chevauchée ! ».

« Viens j'ai trop envie que tu me prennes dans mon tracteur, j'en ai tellement rêvé ! ».

Entièrement nus nous nous dirigions vers son engin pour grimper dans la spacieuse cabine dans laquelle il m'installa sur son siège. Si sa queue avait repris une forme au repos, la mienne attendait son dû est restait tendue, prête à saillir mon amant. Je m'asseyais confortablement, lorsqu'Alex vint de positionner son buste sur le volant, ses genoux sur les accoudoirs, m'offrant son cul écartelé. Ses lobes complétement ouverts laissaient apparaître sa merveilleuse raie quasi imberbe et son profond sillon, qui cachait cette belle rosace que j'avais jadis déflorée. Le mâle alpha de tout à l'heure se muait en femelle qui attendait de se faire féconder et s'exhibait à mon pieu vindicatif.

Mes premiers coups de langue arrachaient à Alex des gémissements d'approbation et sa cambrure naturelle exposait son anatomie à ma voracité. Je léchais cette raie profonde en m'attardant sur cet oeilleton qui, selon son propriétaire, n'avait plus connu d'envahissement depuis ma dernière incursion vingt-cinq années auparavant. Ses grosses couilles pendaient dans le vide comme des fruits mûrs dont je me délectais au passage.

Les miaulements de cette femelle en chaleur qu'était devenu mon ami, s'intensifiaient et je devais y remédier.
Mon index perfora son trou et je pus constater que son étroitesse semblait confirmer qu'aucun autre homme n'avait visiter cette superbe forteresse. Son conduit emprisonnait littéralement mon doigt comme s'il était en train de le digérer et j'imaginais déjà la sensation de ma queue dans cette grotte. Je lubrifiais autant que possible en essayant de décontracter le sphincter pour que la pénétration ne soit pas douloureuse et qu'Alex puisse revivre ses soumissions passées qu'il avait tant appréciées.

Afin qu'il puisse gérer l'introduction de mon phallus, je l'invitais à venir lui-même s'empaler sur mon dard luisant de liquide pré-séminal. A Califourchon sur les accoudoirs, Alex guida mon sexe vers son antre qui l'engloutit avec une étonnante facilité. Le conduit s'ouvrait au passage de mon gland qui forait ce tunnel resserré et nous étions tous deux transportés de plaisir. Mon amant si timide auparavant tenait mon regard m'indiquant qu'il était maître, en cet instant, de la situation. Les ondulations de sa croupe guidaient l'intensité de la pénétration que j'avais du mal à contenir, tellement l'étroitesse de son sillon comprimait ma verge ; je devais lutter pour ne pas jouir trop vite et il le savait.

Conscient de son pouvoir tout en étant passif, Alex essayait de m'imposer sa domination et en jouait avec malice. Sa maturité sexuelle et probablement le fait qu'il soit marié à une femme, avait changé la façon dont il vivait sa passivité qu'il essayait de ne pas subir. J'avais bien compris son jeu mais je voulais retrouver mon Alex d'antan et je mettais fin à son manège en le retournant sur le tableau de bord. Les coudes posés servant d'appui, ses jambes écartées et son dos cambré, j'allais le servir en levrette pour l'entendre gémir.

Ma queue s'enfonça sans ménagement dans son cul déjà ouvert et je commençais à limer fermement, faisant claquer mes couilles sur ses fesses charnues. Alexandre encaissait mes coups de reins sans mot dire, laissant juste échapper des anhélations qui résonnaient dans la cabine. Il était toujours aussi gêné dans ce rôle de soumission lui qui fût notre chef de bande, castagneur de première mais qui aimait se retrouver subordonné. Comme au premier jour, ce trouble m'excitait et je voulais qu'il me regarde entrain de le pénétrer.

Je me retirais de cette prison dorée et je l'installais dans le siège sur le dos, les jambes sur mes épaules. Ses fesses s'ouvraient sous la pression de mon poids exhibant sa rosace déjà bien dilatée par mon harcèlement. J'intensifiais mes efforts pour assiéger cette forteresse qui m'avait attendu depuis si longtemps et pour offrir à mon amant le plaisir qu'il attendait. Mon pieu coulissait jusqu'à la garde dans ce conduit étroit que l'excitation lubrifiait naturellement. Je fixais Alexandre qui, à mon grand étonnement, ne détourna pas le regard alors qu'il n'avait jamais accepté cette soumission.

Les yeux dans les yeux, je pilonnais inlassablement ses fesses rougies pendant qu'il branlait sa queue qui avait repris forme. Ses deux lobes bien fermes tenaient dans chacune de mes mains et je pouvais observer ma queue s'enfoncer dans cette vallée de plaisir. La vue d'Alex s'offrant sans aucune retenue m'excitait énormément, son air malicieux comme s'il me défiait de le faire jouir, bravait mon orgueil de mâle. Je tendis encore plus son cul en le saisissant par les chevilles et mes coups de semonce devinrent de plus en plus agressifs.

Je l'avais touché, il ahanait à chaque impact, les yeux mi-clos, une main branlant sa queue ruisselante et l'autre pinçant ses tétons dressés. Je l'imaginais faire ainsi l'amour à sa femme et cette idée me transcendait encore plus ; furieux qu'il puisse donner du plaisir à une autre personne que moi, j'en étais presque jaloux. Il était à moi, c'était mon premier amour, celui que l'on n'oublie jamais, même vingt-cinq années plus tard.

Sans m'en apercevoir, perdu dans mes pensées, je limais si fort que le siège me renvoyait, tel un punchingball, les fesses de mon amant qui s'empalaient en retour. Alex ne contrôlait plus rien il gémissait sans aucune retenue et le silence de la nuit semblait amplifier ses geignements. Il allait jouir ce n'était qu'une question de secondes lorsque, surpris par la contraction de son sphincter, je ne pus retenir ma semence qui de déversa abondamment au plus profond de son intimité. Presque tétanisé par la fulgurance de mon éjaculation, je fixais mon amant en l'inondant de plusieurs jets qui tapissaient ses parois dilatées.

Comme s'il avait voulu profiter de cet instant jusqu'à son terme, Alex se mit à s'agiter violemment presque convulsivement, son beau visage était parcouru de rictus qui le défiguraient et dans un râle bestial, il se libéra. Sa queue secouait par sa main, expulsait de longues trainées de foutre qui se répandaient sur son torse, sa figure et le siège du tracteur. Il se contorsionnait sous l'effet de la jouissance expulsant mon sexe encore à l'intérieur de son antre. Je regardais son trou béant laissant dégouliner le long de sa raie, le flot de sperme que je venais de lui offrir.

Le silence revint brutalement comme s'il venait d'engloutir les éclats témoins de nos ébats et seules nos respirations saccadées raisonnaient dans la cabine. Le corps d'Alexandre était souillé entièrement, je me penchais sur lui et ma langue recueillait le fruit de notre étreinte. Alors que je léchais avidement le jus d'Alexandre, mes doigts fouillaient sa grotte, récoltant mon fluide que je portais à sa bouche. Nous étions saouls d'ocytocine, nos corps nus secoués par la violence de nos orgasmes semblaient vidés de toute substance.

« J'avais souvent fantasmé sur ton retour et je m'étais maintes fois fait plaisir tout seul mais je n'imaginais pas que cela me procurerait autant de plaisir ».

« Tu vois cela fallait le coup d'attendre vingt-cinq ans et ce sont les meilleures vendanges que j'ai jamais faites ».

J'ai quitté Alexandre en ce mois de septembre et nos chemins se sont définitivement séparés sur ce bon souvenir.

DUM VIVIMUS VIVAMUS

Dernière réponse le 10 octobre
40 | 14

Photo de DAD-FUN
520 km • Confidentiel
a publié ce sujet
Garage_A_Bites
64 •
Merci 😘 pour ce partage
58 •
Merci pour ton message •
Ulhan1
59 •
La même qualité dans la continuité. Félicitations
58 •
Merci pour ta fidélité •
Etienme
62 •
Super de nous avoir concocté ces retrouvailles. Quel dommage que cette séparation !
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Merci la vie est ainsi faite •
Rebeubi91480
55 •
Waow. Bravo pour le récit. Un pure régal.
Je m attendais pas a cette fin.
J attends la suite du prince afghan avec impatience
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Merci ah mais tu y tiens à ton prince. Je ne me souviens plus si j'avais écris un ou deux textes sur Massoud ? •
Nounours66
62 •
Woof j'ai adoré ton récit
58 •
Merci pour ton retour •
Louparis10
67 •
WOW quelle belle suite à ces retrouvailles 25 ans après : deux mâles dans la fleur de l'âge!
Et cette écriture toujours au TOP, la classe.
Au plaisir de découvrir une nouvelle histoire, quelque chose dans les tuyaux?
😉😘
58 •
Merci pour ta fidélité et tes encouragements. Oui je vais écrire à nouveau sauf que le site retire les anciens textes du coup on ne peut plus suivre 😤 •
lopabites
65 •
Délicieux récit! Ça donne envie.
58 •
Merci pour ton message •